' cause I love you Sue

j'avoue, le clip est un peu niais mais bon...
# Posté le mardi 10 juin 2008 14:42
Modifié le mardi 10 juin 2008 15:20

La leçon de piano

Ce film est absolument magnifique. je l'ai vu très récemment et bien qu'un peu "stressant" je l'ai beaucoup apprécié.
Je le recommande à tous les amoureux du piano ou même simplement de musique. Les morceaux sont très beaux.
Mais le film, lui aussi, joue une part importante. Bien que l'on puisse assez facilement se douter de la fin (du moins on l'espère!), le suspens est là et des rebondissements plutôt inattendus m'ont surpris à plusieurs reprises.

A VOIR ABSOLUMENT
# Posté le mardi 10 juin 2008 10:28

Age of Magic

Age of  Magic
EN REMPLISSANT MA FIOLE

clik ICI
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:35
Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:49

Petit traité sur l'immensité du monde

Petit traité sur l'immensité du monde
Autre bouquin que j'ai bien aimé. Il est de Sylvain Tesson.

"Ce " Petit traité sur l'immensité du monde " est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi."

Extrait: "Les internautes naviguent dans les corridors virtuels du cyberworld, des hordes en rollers transhument dans les couloirs de bus. Des millions de têtes sont traversées par les particules ondulatoires des SMS. Des tribus de vacanciers pareils aux gnous d'Afrique migrent sur les autoroutes vers le soleil, le nouveau dieu !
C'est en vogue : on court, on vaque. On se tatoue, on se mondialise. On se troue de piercings pour avoir l'air tribal. Un touriste s'envoie dans l'espace pour vingt millions de dollars. «Bougez-vous !» hurle la pub. «À fond la forme !» On se connecte, on est joignable en permanence. On s'appelle pour faire un jogging. L'État étend le réseau de routes : la pieuvre de goudron gagne. Le ciel devient petit : il y a des collisions d'avions.
Pendant que les TGV rusent, les paysans disparaissent. «Tout fout le camp», disent les vieux qui ne comprennent rien. En fait, rien ne fout le camp, ce sont les gens qui ne tiennent plus en place. Mais ce nomadisme-là n'est qu'une danse de Saint-Guy.
C'est la revanche d'Abel. Selon la Bible, Caïn, le paysan, a tué son frère Abel, le berger, d'un coup de pierre à la tête. Ce geste fut à l'origine de l'hostilité entre les cultivateurs et les nomades. Depuis, l'ordre du monde reposait sur la puissance des premiers : la charrue était supérieure au bâton du pâtre. Mais les temps du néo-nomadisme sont arrivés !
Le nomadisme historique, lui, est une malédiction de peuples éleveurs poussant leurs bêtes hors de la nuit des temps et divaguant dans les territoires désolés du monde, à la recherche de pâturages pour leur camp. Ces vrais nomades sont des errants qui rêveraient de s'installer. Il ne faut pas confondre leurs lentes transhumances, inquiètes et tragiques, avec les tarentelles que dansent les néo-agités du XXIe siècle, au rythme des tendances urbaines."


C'est une invitation au voyage et au rêve. A lire pour toutes les âmes libres et éprises de liberté!
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:02

"A bord de l'Antartica, je suis allé au Spitzberg, pour vivre les quatre saisons de l'Arctique."

"A bord de l'Antartica, je suis allé au Spitzberg, pour vivre les quatre saisons de l'Arctique."
C'est long mais c'est un de mes passages préférés dans "La complainte de l'ours" de Jean-Louis Etienne.

" Le 4 avril au matin, le printemps s'installait avec beaucoup d'éclat et je fuguai en fin de matinée pour aller aux nouvelles d'Utwig. De toute évidence, ma visite le dérangeait. Il me fit signe d'entrer rapidement et de garder le silence. Je ressentis avec beaucoup d'embarras mon irruption brutale dans l'intimité de sa vie.
- Assieds-toi sur le tabouret, et ne bouge pas, me dit-il à voix basse.
Utwig regardait dehors par la petite fenêtre ouverte à la hauteur de son visage. Très concentré, il semblait insensible aux bouffées d'air glacial en provenance du fjord. Je me doutai qu'un animal devait rôder dans le coin, et que mon arrivée l'avait fait fuir. Après deux minutes de silence, et sans la moindre alerte, une grosse tête blanche apparut à la fenêtre: un ours! Dressé sur ses pattes arrière, le redoutable carnivore était là, derrière le mur, ses griffes puissantes accrochées au cadre de l'ouverture. Pétrifié d'étonnement et d'excitation, j'avais du mal à rester calme. Utwig ne bougeait pas d'un pouce, sa tête à la hauteur de celle du fauve. De sa truffe noire, l'animal dessinait des ronds et des huit à la barbe blanche du vieux sage. Ses yeux malicieux, attendrissants, en disaient long sur ses intentions gourmandes. A cet instant sublime, Utwig approcha lentement une cuillère de confiture en marmonnant des mots tendres. L'ours inclina la tête, sortit sa langue et lécha calmement avec une infinie délicatesse. Mon coeur cognait dans la poitrine. Utwig regardait la bête avec tendresse, un regard qui vient de l'âme, de cette part de l'être qui abrite la pureté des sentiments, qui ne trompe pas. L'ours le sentait bien. Il lui servit une deuxième cuillère en disant quelques mots en norvégien que l'animal comprit. Puis il disparut et Utwig referma la fenêtre.
Le soleil brillait dans la cabane silencieuse. Le vieil homme était ailleurs, les yeux illuminés, touché par la grâce d'un bonheur innocent. Il venait de réveiller l'enfant blotti au fond de son corps enraidi."


La vie de l'ours est intimement liée à la glace de mer. La banquise est son terrain de chasse. En ces leiux où la vie est si dure, les bêtes ne se déplacent jamais pour rien. Une raison vitale les pousse à parcourir de grandes distances: la chasse au phoque. Même si l'ours polaire est un bon nageur, il ne peut rivaliser dans l'eau avec l'agilité des pinnipèdes, il n'a aucune chance d'en saisir un à la nage. C'est pourquoi sa méthode préférée est l'affût, au bord d'un trou dans la banquise. Le printemps est la période où le plantigrade refait ses réserves, ce qui l'amène à couvrir des centaines de kilomètres. En été, la disparition des glaces entraîne un régime minceur. Les femelles manquent de réserves. Leur lait s'en ressent et les oursons sont trop fragiles pour affronter le froid et la faim.
Sans aucun doute, la banquise est le seul véritable garde-manger de l'ours.
Mais quel est son avenir sur un royaume menacé de fondre?
C'est pour des raison comme celles-ci qu'il faut absolument faire notre possible pour réduire l'émission de gaz à effet de serre et réduire la pollution.

Je vous recommande vivement ce livre qui pour moi est une véritable hymne à l'homme, l'environnement et sa sauvegarde.
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# Posté le samedi 07 juin 2008 12:48